Ça y est, j’ai enfin décroché un boulot ! Oui, mais sans permis, comment me rendre au travail tous les jours ? Aujourd’hui, recherche d’emploi est souvent synonyme de mobilité, surtout dans un territoire où il est indispensable de pouvoir se déplacer de manière autonome. Pour pallier ces difficultés, le Centre d’animation cantonal de Surgères a mis en place un service de location de scooters dès 1999. Au fur et à mesure, les aides glanées ici et là ont permis au service de se développer : 2 magasins de motos assurent l’entretien, financement du service par les acteurs de l’insertion professionnelle, la Communauté de communes, le Conseil général, la Région et la MAIF. “Les deux-roues sont mis à disposition de ceux qui sont dans l’urgence pour aller travailler. Les scooters sont récents et fiables : on renouvèle le parc tous les 2 ans, et j’interviens sur les réparations du quotidien, pour ne pas laisser un usager perdre sa mobilité.” À l’initiative de ce projet, “Patou”, la cinquantaine active et motivée, est devenu au fil des ans une figure incontournable du service, mais aussi pour l’ensemble des acteurs de l’insertion professionnelle. “Les jeunes comme les entreprises me connaissent bien. J’arrive même à les mettre en contact et à trouver du boulot pour certains. Pendant dix ans, par exemple, j’ai emmené des jeunes en saison dans les parcs à huîtres.” Pour Patou, la solidarité va bien au-delà du service de location…
www.cacsurgeres.com
La location en chiffres
En 2010, les 36 scooters ont permis à 84 usagers de se rendre au travail.
50% des usagers ont moins de 25 ans.
Prix de la location : 2,70€ par jour le 1er mois, 2,50€ par jour les 6 mois suivants.
Durée moyenne de location par usager : 4 mois.
Jérôme, 23 ans
“Je faisais du bénévolat à la boutique du CAC, afin de financer mon permis, quand j’ai entendu parler de ce service de location. Quand j’ai trouvé un travail, j’ai loué un scooter pendant six mois. Ça a un coût : mon aller-retour journaliser à Périgny me revenait à 3€, en plus de la location. Sans revenus, ce n’est pas jouable mais c’était indispensable pour le boulot. Les scooters sont neufs, ça donne envie d’y faire attention. Entre usagers, on se reconnaît, on a tous les mêmes scooters ! Aujourd’hui j’ai mon permis, mais pas encore les moyens de m’acheter une voiture… alors peut-être vais-je encore rouler un peu en scooter !”
|
|
Icimagazine s'affiche en Charente |
Commandez, c’est livré ! |
Compétences éclairées |
Ouverture sur vos projets |
Expose son atelier mandala |
Livraison pratique et gratuite ! |
Votre allié propreté |
Vivez bien protégés |
Générateur d’émotions |